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Je suis né en 1966, j’ai grandi en banlieue de Bordeaux dans la petite ville de Villenave d’Ornon dans le quartier de Chambéry où il n’y avait pourtant aucune montagne. Souvent le weekend et pendant les vacances, je partais chez mes grands-parents qui vivaient en Bas-Armagnac où bien plus tard j’achetais également une ferme (elle a été revendue depuis). A l’école, je redessinais  de mémoire leur belle maison pendant les cours afin d’éprouver le principe de téléportation.

Le samedi soir j’allais à la messe, ce qui me laissait un temps tout à fait appréciable pour rêver dans le silence des églises. Je me souviens de mon premier 45 tours Pipiou présente tous vos grands amis, de mon premier mange-disques (The Soundmaster Pack 80 bleu), de mon premier appareil photo (Kodak Brownie Scarlet), de ma première chambre seul à 14 ans, de mes premiers enregistrements sur musicassette. 

A seize ans, je joue Géronte dans le Médecin Malgré Lui, imitant alors le directeur de mon école. Début de la reconnaissance.

Plus tard, je suis des études de sociologie tout en poursuivant mes aventures artistiques entre amis étudiants. En 1990, je créée mon premier alias, et me fait appeler Renaud Cojo. Je garde ce nom encore aujourd’hui.

Comédien, metteur en scène, auteur, performeur, réalisateur, photographe, je rencontre le théâtre grâce à la musique, et David Bowie en particulier que je vais voir 37 fois en concert (entre 1983 et 2003). En 1991, je créée le label Ouvre le Chien avec lequel je dirige plusieurs projets. 

D’emblée j’affirme la spontanéité de mon langage, m’opposant aux mécanismes de la représentation pour une forme esthétique libre, articulant mon travail autour de des notions d’instinct, d’ambiguïté, de fragmentation, d’ébauche : les TaxidermistesWhat in the WorldLolicom (avec lequel j’obtiens le prix du jury du Festival du Jeune Théâtre à Alès en 1996). 

 

Pour Louis de Funès de Valère Novarina (avec Dominique Pinon) est créé en 1998 au Théâtre de la Bastille et proposé en tournée nationale sur les saisons suivantes. Il constitue une échappée vers une forme plus entendue de reconnaissance théâtrale.

 

Inquiet, je traverse le théâtre institutionnel, questionnant la représentation de la figure humaine, son entendement monstrueux, grâce à ma « trilogie involontaire ». Je présente en 2000 la création française de Phaedra’s Love de Sarah Kane (avec Thierry Frémont) au Théâtre de la Bastille. Pour le Festival d’Avignon en 2002, je crée La Marche de l’Architecte de Daniel Keene et propose l’étouffant Sniper de Pavel Hak dans un dispositif électro-acoustique à La Ferme du Buisson et à Villeneuve d’Ascq (Labomatic, 2005).

Outre la création théâtrale, je publie le poème-fleuve Rave/ma religion aux Editions William Blake and Co, dont je donne une version performative en 2005. Je joue dans les premiers spectacles de Michel Schweizer (Kings, Scan) et m’agite aux côtés de Patrick Robine dans Le Zootropiste au Théâtre du Rond-Point (2005 et 2006). Réalisateur, j’initie Band In A Phone, projet de captation filmique intégrale, via téléphones portables pour un concert du groupe flamand Zita Swoon.  Encore à cette date, je reste persuadé que ce film constitue une première mondiale (2008).

Après  la création de Elephant People (2007), pop opéra dont la thématique est celle des monstres forains et dont la musique est jouée en direct sur scène par The Married Monk (Discograph Label), Et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust (en tournée européenne 2010/2013, repris en 2015 à la Cité de la Musique) propose un théâtre-performance confrontant l’individu à l’instabilité de son identité. Ma relation particulière à David Bowie est le cœur de ce projet.

 

Dans la continuité de ce travail, je tente de prolonger la question de l’identité virtuelle comme moteur d’un théâtre-vérité investissant le champ des réseaux sociaux à travers Plus tard, J’ai Frémi Au Léger Effet De Reverbe Sur I Feel Like A Group Of One (Suite Empire) et Œuvre/Orgueil, d’après les travaux de Edouard Levé au Théâtre National de Bordeaux-Aquitaine (2014). Orgueil en est le prolongement sous forme d’exposition (photographique et vidéographique) grâce à laquelle je parcours, entre autres, 27 771 kilomètres sur le territoire national à la recherche de noms communs de certaines communes françaises. Ce projet invite à une réflexion autour du cheminement mental et les moyens mis en place pour la construction d’un projet artistique plutôt qu’à la « valeur » sa constitution finale. Je m’aperçois alors à 48 ans, que ce sujet baigne finalement tout mon travail depuis le début.

 

En 2015, je tourne mon premier film Low à Berlin pour la trilogie Low/Heroes, un Hyper-Cycle Berlinois que je mets en scène à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre National d’Ile de France à l’occasion de l’Exposition David Bowie IS. La même année je réalise un clip vidéo pour Bertrand Belin Je Parle En Fou (Production Wagram/Cinq7).

En janvier 2015, je crée la performance Par la Preuve que le Réel N’Existe Pas, forme légère pour deux interprètes qui évoque l’invisibilité sociale, dans le cadre du festival FACTS (Festival Arts et Sciences de Bordeaux).

En octobre 2017 après deux ans de travail, je propose le diptyque Haskell Junction (performance/cinéma), qui aborde le thème de la frontière à travers ses acceptations géo-politiques, sociales et intimes. (Théâtre National Bordeaux Aquitaine)

Scénariste de la bande-dessinée Crépuscule des Pères, mon album en collaboration avec Sandrine Revel est paru aux Editions Les Arènes, après l'édition de mon roman A l'ennemi qui ne m'a pas laissé le temps de le tuer  publié en septembre 2019 aux Editions Moires.

En 2019, je crée le festival Discotake à Bordeaux ainsi que le projet participatif Passion Disque/3300 Tours proposé en diffusion auprès des structures de production et de diffusion spectacle vivant. La singularité de ce projet est de mettre en partage le rapport intime entretenu par les habitants d’un territoire avec la musique populaire des années 50 à aujourd’hui, et ce dans le but de produire un spectacle tissant des liens entre récit personnel, parcours de vie, à partir de morceaux musicaux choisis en priorité sur disque vinyle.

Mars 2022, ma dernière production People Under No King (P.U.N.K) produite par l'Opéra National de Bordeaux et crée au TNBA. Elle traverse le mouvement punk dans son histoire, son énergie, et sa force musicale. Ce projet hybride sera diffusé sur les saisons 22/23 et 23/24 en Europe.

 

 

Je porte pour les années à venir quelques projets, grâce à des rencontres fortuites et ou peut-être calculées.

© lara herbinia_2017

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